
La biographie des Beatles
Passage à l’Olympia de Paris

À l’avènement de leur gloire internationale, et donc en laissant de côté leurs prestations Au Star Club d’Hambourg et Au Cavern Club de Liverpool, c’est à l’Olympia de Paris et durant trois semaines (du 15 janvier Au 4 février 1964), à raison d’un, deux ou trois shows quotidiens, soit 41 apparitions en tout, que les Beatles ont joué le plus longtemps Au même endroit.

Après un « tour de chauffe » Au cinéma Cyrano à Versailles, ils donnent leur premier spectacle à l’Olympia le 15 janvier. L’affiche est imposante et donne tout son sens Au mot « Music-hall ». Daniel Janin et son orchestre, les Hoganas, Pierre Vassiliu, Larry Griswold, Roger Comte, Gilles Miller et Arnold Archer, acrobates, jongleurs, humoristes, chanteurs se succèdent sur la scène avant la deuxième partie du spectacle avec les trois têtes d’affiche Au fronton du Boulevard des Capucines : Trini Lopez, Sylvie Vartan et les Beatles. Passant à chaque fois en dernier, est-ce à dire qu’ils sont les vedettes de cette série de shows ? Tout dépend en fait qui le public est venu voir, ce qui forgera son point de vue sur la question.
Les passages des Beatles sont assez courts puisqu’ils ne jouent à chaque fois que huit titres : From Me To You, Roll Over Beethoven, She Loves You, This Boy, Boys, I Want To Hold Your Hand, Twist And Shout, Long Tall Sally.

La surprise pour eux, c’est que la salle est composée en majorité de garçons, et qu’ils n’entendent pas pour une fois, les cris féminins stridents qui les accompagnent d’habitude. Au fur et à mesure, et malgré quelques incidents techniques Au début, les Beatles conquièrent leur public.
Durant leur séjour à Paris, les jours de relâche leur permettent d’aller faire un tour aux studios Pathé-Marconi de Boulogne-Billancourt. Le 29 janvier, ils y enregistrent leurs deux titres en langue allemande : Sie Liebt Dich (She Loves You) et Komm, Gib Mir Deine Hand (I Want To Hold Your Hand). Le premier est entièrement enregistré, voix et instruments (en 14 prises), le second n’est qu’un ajout vocal sur leurs propres pistes instrumentales. Le même jour, ils mettent également en boîte un nouveau tube composé par Paul : Can’t buy me Love.

C’est aussi à Paris que les Beatles apprennent qu’ils viennent de décrocher leur premier N°1 aux États-Unis : I Want To Hold Your Hand. Cette nouvelle provoque une grande scène de joie collective dans leur chambre du George-V ; Mal Evans raconte :
« Quand je suis rentré dans la pièce je suis resté stupéfait. Debout sur un fauteuil, John prononçait une sorte de discours dont je n’arrivais pas à saisir un mot. George donnait des bourrades à Ringo et je me demandais encore ce qui se passait quand Paul me sauta sur le dos ! Ils étaient heureux comme des collégiens en vacances et, à la réflexion, je reconnais qu’il y avait de quoi. »
Source Wikipedia













